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Du Tourisme de masse au Sur-Tourisme et à la Tourismophobie

mardi 4 juin 2019 de 17h30 à 22h00 à l’ESG à Paris

publié le vendredi 10 mai 2019, par Horetol

TROIS CONTRIBUTIONS AU GRAND DEBAT NATIONAL

-1° Optimiser le Volet Tourisme du Programme
« Action Cœur de Ville »
(Volet Fiscalité et Dépense Publique)

Le Constat

Engagé en 2018, le Programme « Action Cœur de Ville » porte sur la revitalisation des centres-villes de villes petites et moyennes. 222 villes réparties dans toutes les régions bénéficieront d’une convention de revitalisation sur 5 ans pour redynamiser leur centre-ville. Pour assurer cette revitalisation, 5 axes structurants ont été retenus :
  • De la réhabilitation à la restructuration d’un habitat attractif en centre-ville
  • Favoriser un développement économique et commercial équilibré
  • Développer l’accessibilité, la mobilité et les connexions
  • Mettre en valeur les formes urbaines, l’espace public et le patrimoine
  • Fournir l’accès aux équipements et services publics
  • L’appui aux projets de chaque commune retenue repose sur des cofinancements apportés par les partenaires : plus de 5 milliards d’euros mobilisés sur 5 ans, dont 1 Md€ de la Caisse des dépôts en fonds propres, 700 M€ en prêts, 1.5 Md€ d’Action Logement et 1,2 Md€ de l’Anah. D’autres ressources pourront venir compléter ces enveloppes de crédits.
    Selon Atout France, sur les 4 000 destinations urbaines de notre pays, 450, soit env. 11% du total ont de 10 à 50 000 habitants Plus de 30 M de touristes étrangers fréquentent les territoires urbains (37,6% des déplacements, et 37,4% des nuitées). Le tourisme représenterait déjà plus 10 Mds de retombées économiques, et le maintien et/ou la création de nombreux emplois.
La Proposition

De nombreuses villes petites et moyennes de notre pays disposent de potentialités touristiques et patrimoniales aujourd’hui peu exploitées : centres historiques, patrimoine, culture, visites urbaines, découverte « art de vivre à la française », rencontre avec les habitants,….
L’AFEST propose de renforcer le volet Tourisme du Programme « Action Cœur de Ville », et d’engager à court terme des mesures concrètes de « mise en tourisme » de ces nouvelle destinations : définition de stratégies, et de plans d’action, rénovations de bâtiments et de façades, création de quartiers touristiques, espaces piétons, signalétique ad hoc, mobiliers urbains, fleurissement et espaces verts, suppression de « points noirs », création de circuits de visite et de promenade, évènementiels, applications numériques, soutien à des projets structurants, …

-2° Renouveler les dispositifs de droits aux vacances
(Volet Démocratie et Citoyenneté)

Le Constat

Depuis 1936, les pouvoirs publics nationaux et locaux ont mis en place des dispositifs d’aides aux vacances :
  • « aides à la pierre » : subventions aux hébergements sociaux, aux équipements sportifs locaux…
  • « aides à la personne » : chèque-vacances, colonies de vacances, aides au départ, réductions ferroviaires congés payés, circuits et vacances des comités d’entreprise…

Ces dispositifs ont fait la preuve de leur pertinence et de leur efficacité. Mais, à ce jour, certaines catégories de population n’en bénéficient pas pleinement, notamment les familles mono-parentales et les adolescents de 15-30 ans. Pourtant, les bienfaits physiques et mentaux des vacances ne sont plus à démontrer. De plus, la mobilité est aujourd’hui un facteur important dans l’insertion économique des jeunes.

La Proposition
L’AFEST propose d’ouvrir une réflexion sur de nouveaux dispositifs d’aides bien ciblées sur les non-partants actuels et de participer à cette réflexion.
Pour ce qui est des familles mono-parentales, un élargissement des dispositifs actuels, notamment ceux de la CAF, pourrait s’avérer efficace.
Quant aux adolescents, c’est sans doute tout un programme de vacances adapté qu’il faudrait mettre en œuvre, faisant place non seulement à des vacances récréatives, mais aussi à des stages bien thématisés et des échanges intra-européens

3° accompagner le tourisme dans la transition écologique et développer une pratique responsable qui bénéficie aux habitant des territoires.
(Volet transition écologique)

Le Constat

Le tourisme est partie intégrante du territoire et participe de son développement et de son acceptabilité par ses habitants. Cependant le tourisme est parfois accusé d’épuiser les ressources territoriales et de détruire plutôt que de développer le territoire sur lequel il s’implante. La France s’est fixée comme objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % et porter la part des énergies renouvelables à 20 % d’ici à 2020. La contribution du secteur du tourisme au changement climatique est estimée, au niveau mondial, à 5 % environ. Le tourisme se doit donc de participer à cet effort. Malgré tout ce secteur possède encore une très large marge de progression. Ceci est dû à plusieurs facteurs : l’augmentation du nombre de voyageurs, l’état des structures d’hébergement et les pratiques qui parfois peinent à devenir vertueuses. L’augmentation du nombre de voyages a fait progresser les rejets de CO2 de 10 % ces dix dernières années, en raison de l’augmentation de 26 % du nombre de passagers. En 2012,162 hôtels se sont engagés à mettre en place au moins une des 55 pratiques exemplaires proposées. Mais pour l’instant, les efforts effectués le sont sur les points les moins coûteux, comme « la réutilisation des draps et serviettes ».
La Proposition

L’AFEST propose d’ouvrir une réflexion pour accompagner les professionnels du tourisme vers cette nécessaire transition. Un tourisme sobre en carbone est possible, mais il passe aussi par l’évolution des mentalités et des savoirs.

  • INFORMATION Rendre plus accessible les aides sous forme de subventions (rénovation thermique etc), le contact avec les structures spécialisées qui développent déjà des dispositifs d’accompagnement.
  • FORMATION : Le manque de formation des professionnels est un facteur aggravant. Nous proposons donc de réfléchir à des formations qui sensibiliseraient les acteurs du tourisme et proposeraient des bonnes pratiques concrètes et applicables à chacun des secteurs spécifiques du tourisme.
  • CERTIFICATION : il ne s’agit pas de créer un label de plus, mais plutôt une certification à l’engagement dans une démarche de formation et d’application pour valoriser les efforts énergétiques.
  • Le but est que le tourisme devienne un acteur engagé de la transition énergétique par un ensemble d’actions concrètes compatibles avec l’acceptabilité paysagère et sociale du territoire.

P.-S.

Pour toutes précisions complémentaires, vous pouvez contacter Patrick VICERIAT au 06.09.91.00. 51, et Claude ORIGET du CLUZEAU au 06.07.88.33.50.

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